Galeries souterraines

Un tunnel d’une hauteur de plus d’un mètre entrecoupé de galeries parcourt le village en sous-sol.

Le dernier maïs castré, Agnès Rastit, une pétillante agricultrice issue d’une famille d’armateurs, a accepté de nous recevoir au Domaine de Violaine et de nous conduire à ces fameuses galeries qui sillonnent sa propriété. Les embouchures sont à peine plus grandes que des trous de marmottes !

« Elles auraient été construites au XVIème siècle environ sur plusieurs kilomètres, précise Agnès. Certains affirment même qu’elles auraient vu le jour à l’époque romaine… »
Il est étonnant que personne n’ait songé à les utiliser comme abri pendant la guerre, alors que, par endroit, un homme peut y tenir debout. Nos maquisards auraient certainement fait bon usage de ces dédales, s’ils en avaient eu connaissance.
Donc, nos ancêtres ont construit ce labyrinthe depuis une source, issue du bassin de la Trévaresse, afin d’alimenter en eau plusieurs propriétés et surtout donner vie à 5 fontaines. L’une d’entre elles est aujourd’hui asséchée et aucune de ces canalisations n’ayant été entretenue, l’eau n’y arrive plus. Nous savons de source sûre que Manon n’y est pour rien, seuls les outrages du temps en sont responsables !
Les canalisations historiques ne sont plus en état d’irriguer les sols, mais le Canal de Provence a pallié ces défaillances.

Eci l’aïgo es d’or

Dans les années 1540, alors que l’irrigation n’en est qu’à son début en Provence, Venelles ne compte que 7 maisons. L’œuvre majeure de l’époque reste celle de Adam de Craponne, cet ingénieur hydraulicien de génie qui réalisa le canal du même nom à Salon.

Des dérivations seront construites par la suite, alimentant toute la région.